Avec trois modèles annoncés simultanément en février 2026, ON Running ne se contente pas de mettre à jour le Cloudmonster. La marque suisse construit une gamme verticale cohérente, où chaque chaussure s’adresse à un profil de coureur précis et à un usage distinct. Le Cloudmonster 3 reste le point d’entrée accessible pour les sorties quotidiennes. Le Cloudmonster 3 Hyper monte d’un cran pour les longues distances exigeantes. Le LightSpray Cloudmonster 3 Hyper pousse la logique à son extrême, avec une construction robotisée et un stack de 45 mm qui redéfinit ce qu’un super trainer peut être. Même ADN CloudTec®, trois ambitions distinctes.
Cloudmonster 3 : le trainer quotidien qui reprend ses racines

Disponible dès le 5 mars 2026 à 200 €, le Cloudmonster 3 recentre la franchise sur ce qu’elle a toujours mieux su faire : offrir une foulée généreuse sans sacrifier la réactivité. La chaussure pèse 295 g pour les hommes et 240 g pour les femmes, avec un drop maintenu à 6 mm pour conserver une sensation naturelle de propulsion.
La mécanique du Cloudmonster 3 repose sur une triple couche CloudTec® associée à une mousse Helion™ en double densité. Cette combinaison permet à la semelle de comprimer progressivement à l’impact puis de restituer l’énergie de manière séquentielle, créant ce que les coureurs de la marque reconnaissent comme le « feel » Cloudmonster. Le Speedboard® en nylon hybride complète le dispositif en stockant l’énergie de flexion pour l’expulser à la poussée. Le rocker agressivement courbé facilite les transitions et donne un rythme naturel à chaque enjambée, même en fin de sortie longue.
Avec un talon à 35 mm et un avant-pied à 29 mm, la géométrie reste dans des proportions raisonnables pour un trainer polyvalent. Le Cloudmonster 3 n’est pas conçu pour décrocher des chronos : il est fait pour que 60 à 70 km hebdomadaires se passent bien, jour après jour, sans que les jambes accumulent une fatigue excessive.
Cloudmonster 3 Hyper : l’expression maximale de la franchise, sans plaque

Sortie le 19 mars, le Cloudmonster 3 Hyper (que l’on retrouve aussi nommé Cloudmonster Hyper 3 dans les comparatifs anglophones) représente ce qu’ON appelle lui-même « l’expression ultime de la franchise Cloudmonster ». Développé en collaboration directe avec les athlètes du ON Athletics Club (OAC), il intègre 20% de mousse en plus par rapport à la génération précédente pour répondre aux exigences des longues distances à haute intensité.
Le matériau central est la mousse Helion™ HF hyper-réactive, une formulation supercritique qui associe légèreté et rebond élevé. La décision de ne pas incorporer de plaque carbone est délibérée : le Cloudmonster 3 Hyper cible les coureurs qui veulent enchaîner des séances de qualité sans les sensations rigides d’une chaussure de compétition, pour que les jambes restent disponibles le lendemain. La construction talon renforcée complète cette logique de récupération active en stabilisant le point d’impact là où la fatigue se manifeste en premier sur les sorties longues.
Les chiffres confirment l’ambition : 274 g pour les hommes et 216 g pour les femmes, avec un stack de 39,5 mm au talon et 33,5 mm à l’avant-pied, drop 6 mm. La chaussure est 21 g plus légère que le Cloudmonster 3 standard tout en embarquant significativement plus de mousse. C’est le paradoxe que la mousse Helion HF rend possible : plus de matière pour plus d’amorti sans surcharge perceptible.
LightSpray Cloudmonster 3 Hyper : quand la fabrication devient le produit

C’est le modèle qui concentre le plus d’attention et pour une raison valable. Le LightSpray Cloudmonster 3 Hyper est assemblé à partir de huit composants seulement (contre des dizaines dans une chaussure de running conventionnelle), dont une empeigne fabriquée par un bras robotisé qui pulvérise un filament continu directement sur un moule en forme de pied, en moins de trois minutes. L’empeigne ainsi obtenue pèse 33 g et enveloppe le pied sans coutures ni zones de pression.
Le résultat est la chaussure la plus légère de la gamme : 205 g pour un pointure homme, soit 90 g de moins que le Cloudmonster 3 standard. Cette économie de poids s’accompagne d’un stack radical : 45 mm au talon et 39 mm à l’avant-pied, avec le même drop de 6 mm. Ce niveau de cushioning dépasse la limite de 40 mm fixée par World Athletics (WA) pour les chaussures homologuées en compétition, ce qui positionne clairement le LightSpray Cloudmonster 3 Hyper comme super trainer et non comme chaussure de course. ON l’assume : cette chaussure n’est pas conçue pour les podiums, elle est conçue pour courir plus vite et plus loin à l’entraînement.
La mousse Helion™ HF utilisée représente, selon ON Running, 77% de supercritique en plus que dans le Cloudmonster Hyper original. L’empreinte carbone de l’empeigne LightSpray est réduite de 75% par rapport aux chaussures de running conventionnelles, ce qui fait du procédé un argument autant industriel qu’environnemental. La disponibilité est limitée : lancement le 5 mars 2026 aux États-Unis à 280 € en quantités restreintes, puis déploiement mondial le 16 avril 2026.
À la course, le LightSpray Cloudmonster 3 Hyper surprend par son amorti généreux qui ne fige pas la foulée. Le 45 mm de stack au talon absorbe sans mollir, grâce à la densité supercritique de la mousse Helion HF. L’empeigne monobloc enveloppe le pied sans points de pression ni coutures, avec une sensation proche d’une chaussette structurée. La chaussure reste stable sur les poses de pied neutres, mais elle n’est pas adaptée aux foulées prononcées ou aux terrains irréguliers. Son profil idéal : les longues sorties asphaltées à allure marathon ou semi-marathon, là où le ratio protection musculaire / légèreté prime sur la réactivité pure.
Cloudmonster 3, Hyper et LightSpray : tableau comparatif
| Modèle | Poids H / F | Drop | Stack talon | Stack avant-pied | Prix | Sortie | Profil recommandé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cloudmonster 3 | 295 g / 240 g | 6 mm | 35 mm | 29 mm | 200 € | 5 mars 2026 | Trainer polyvalent, coureur régulier |
| Cloudmonster 3 Hyper | 274 g / 216 g | 6 mm | 39,5 mm | 33,5 mm | 230 € | 19 mars 2026 | Longues distances, sorties de qualité |
| LightSpray Cloudmonster 3 Hyper | 205 g / n.d. | 6 mm | 45 mm | 39 mm | 280 € | 5 mars (US) / 16 avril 2026 (monde) | Super trainer extrême, non homologué compétition |
Lequel choisir selon son profil ?
Le Cloudmonster 3 à 200 € est le choix naturel pour les coureurs qui cherchent un compagnon de semaine fiable sur des volumes entre 40 et 70 km hebdomadaires, confortable sur 8 à 15 km sans user les jambes. Il convient aux débutants avancés comme aux coureurs confirmés qui veulent séparer leurs chaussures de travail de leurs chaussures de sortie longue.
Le Cloudmonster 3 Hyper s’adresse à ceux qui construisent leurs sorties longues autour de 20 à 35 km et souhaitent que la chaussure participe à leur récupération plutôt que de la ralentir. C’est une chaussure pour les marathoniens en préparation et les coureurs semi-pro qui veulent une alternative protectrice à leur chaussure de compétition à plaque. La décision de ne pas intégrer de plaque carbone est assumée : le Cloudmonster 3 Hyper vise la protection musculaire et la disponibilité du lendemain, pas le chrono.
Le LightSpray Cloudmonster 3 Hyper à 280 € est pour un profil différent, celui du coureur passionné de technologie autant que de performance, qui comprend la valeur d’un super trainer extrême pour simuler des conditions de course sans user une chaussure de compétition. Son stack de 45 mm en fait l’outil d’entraînement le plus protecteur de la gamme. Son prix et sa disponibilité limitée en font un achat réfléchi, pas un achat impulsif. Il ne remplace pas une chaussure de compétition homologuée sur le plan réglementaire mais il peut la compléter intelligemment dans un cycle de préparation.
Dans le segment super trainer, le Cloudmonster 3 Hyper se positionne face à des chaussures comme l’Asics Gel-Nimbus 26 (300 g, stack 40 mm, 180 €) ou le New Balance Fresh Foam X More v4 (282 g, stack 38 mm, 175 €). Il coûte 55 à 30 € de plus mais embarque une mousse supercritique Helion HF que ses concurrents directs n’ont pas encore. Pour un marathonien qui cherche la meilleure protection musculaire sur longue sortie sans plaque carbone, ce différentiel de prix est justifié. Pour un coureur qui court sous 50 km semaine, le Cloudmonster 3 standard à 200 € reste l’option plus économique et suffisante.
Au fond, la vraie question n’est pas « quelle chaussure est la meilleure » mais « pour quelle séance » : ON a construit une gamme où chacun des trois modèles répond à un moment précis de la semaine d’entraînement et c’est là que réside la cohérence de cette collection.