Femme avec un sachet de gel énergétique Femme avec un sachet de gel énergétique

Decathlon 1:0.8 : la nutrition à 120 g/h de glucides enfin accessible aux coureurs

Un marathonien ou un traileur amateur ingère en moyenne 40 à 60 grammes de glucides par heure en course. Les meilleurs athlètes d’endurance montent à 120. Non pas parce que l’intestin du coureur amateur ne peut pas en absorber davantage : personne ne lui avait fourni les outils pour entraîner son système digestif à le faire, ni la nutrition à un prix permettant de le travailler à l’entraînement. Avec la gamme 1:0.8, DECATHLON lance 10 références construites autour d’un ratio glucose/fructose scientifiquement validé, à un prix qui rend le gut training quotidien possible. Voici ce que ça change concrètement pour les coureurs et les traileurs.

Pourquoi le ratio glucose/fructose change tout à l’absorption

Diagramme des transporteurs intestinaux SGLT1 et GLUT5 pour l'absorption glucose/fructose en course à pied

Le glucose et le fructose ne passent pas par la même porte dans l’intestin grêle. Le glucose emprunte le transporteur SGLT1 (sodium-glucose linked transporter 1), qui sature autour de 60 grammes par heure. Le fructose utilise le transporteur GLUT5, une voie parallèle qui reste disponible même quand SGLT1 est à saturation.

Cette biologie a une conséquence directe : en combinant les deux sucres dans un ratio optimisé, on peut dépasser le plafond de 60 g/h sans surcharger un seul transporteur. L’ancien standard ratio 2:1 glucose/fructose permettait d’atteindre environ 90 g/h d’oxydation exogène. Le ratio 1:0.8 repousse ce plafond à 120 g/h en augmentant la part de fructose absorbable sans saturer GLUT5.

L’étude de référence est celle de Podlogar et collaborateurs, publiée en 2022 dans l’European Journal of Applied Physiology. Les chercheurs ont comparé l’ingestion de 120 g/h en ratio 0.8:1 fructose/maltodextrine versus 90 g/h en ratio 1:2, sur des efforts d’endurance prolongés. Résultat : le groupe à 120 g/h a atteint une oxydation exogène moyenne de 1,51 ± 0,22 g/min sur les 60 dernières minutes d’effort, avec 2 participants dépassant 2,0 g/min.

« Les glucides constituent le principal carburant de la performance pour la plupart des activités physiques. » — Julien Louis, Directeur Nutrition DECATHLON CMA CGM Team

Nuance scientifique importante : l’étude Podlogar constate une oxydation exogène accrue mais pas d’économie supplémentaire des glucides endogènes (glycogène musculaire). Cela signifie que 120 g/h ne remplace pas une bonne stratégie de charge glucidique avant l’effort. Pour un marathon en 3h30 ou un ultra-trail de 10 heures, cette différence peut peser lourd dans la balance énergétique finale.

Ce que la gamme contient concrètement

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DECATHLON a développé 10 références réparties en 4 familles, toutes construites sur le même ratio 1:0.8. Chaque format répond à une logique d’usage différente selon la durée d’effort et les préférences de texture.

Les 4 familles de la gamme DECATHLON 1:0.8 : apports glucidiques et positionnement par usage
Format Glucides par unité Usage typique
Gel énergétique 40 g Course, ravitaillement rapide, trail long
Pâte de fruits 35 g Effort prolongé, alternative texturée au gel
Barre énergétique 30 g Début d’effort, phases de marche en trail
Boisson glucidique (poudre) jusqu’à 90 g / 500 ml Effort supérieur à 3h, combinaison avec solides

Les formulations partagent trois caractéristiques communes : listes d’ingrédients courtes, arômes naturels uniquement, sans conservateurs. Wim Devos, Chef de produit Nutrition Sportive chez DECATHLON France, résume l’intention :

« Nous voulions proposer l’apport glucidique le plus élevé possible tout en minimisant l’inconfort digestif, le tout avec des formulations aussi simples et naturelles que possible. » — Wim Devos, Chef de produit Nutrition Sportive DECATHLON France

La gamme a d’abord été testée pendant 12 mois par les professionnels de l’équipe cycliste DECATHLON CMA CGM, puis par plus de 500 testeurs non professionnels — dont des coureurs à pied et des traileurs — avant son lancement. Ce protocole de validation terrain est rare dans la distribution grand public.

Deux bonbons emballés sur fond bleu
Deux douceurs fruitées emballées, prêtes à être dégustées.

Le vrai apport pour les coureurs : l’entraînement digestif devient abordable

Voici le point que les articles de lancement ne disent pas assez clairement : 120 grammes de glucides par heure, cela ne s’improvise pas le jour d’une course. L’intestin est un organe adaptable, au même titre que le cœur ou les quadriceps. Le gut training (entraînement intestinal) consiste à habituer progressivement le système digestif à absorber de grandes quantités de glucides pendant l’effort, sans crampes, sans nausées, sans arrêt forcé aux toilettes.

Des études sur le gut training montrent une réduction des symptômes gastro-intestinaux de 60% après seulement 2 semaines de protocole utilisant des gels glucidiques à l’entraînement, versus placebo. Le problème jusqu’ici : les produits calibrés pour cet entraînement quotidien coûtaient cher. Une séance longue avec 2 à 3 gels haut de gamme pouvait dépasser 10 € en nutrition seule, rendant difficile un travail systématique de tolérance digestive.

À 2,5 € pour 40 g de glucides, la gamme 1:0.8 de DECATHLON change ce calcul. Un coureur qui prépare un marathon peut désormais intégrer une stratégie de nutrition haute dose à ses sorties longues du week-end sans que ça grève son budget mensuel. Pour un traileur qui vise un 50 km ou un ultra, c’est la même logique : sur un effort de 8 à 12 heures, la capacité à absorber et oxyder 90 à 120 g de glucides par heure peut faire la différence entre finir fort et subir les dernières bosses.

Mais cette capacité se construit à l’entraînement, pas le jour J. C’est là que le prix change la donne : quand chaque sortie longue coûte 2,50 € en gels au lieu de 4 €, on peut travailler sa tolérance digestive semaine après semaine sans compter.

Comment intégrer la gamme 1:0.8 dans sa nutrition de course à pied ?

Quelques repères pratiques selon la durée d’effort :

  • Moins de 90 minutes : le ratio 1:0.8 est inutile. Les réserves de glycogène musculaire suffisent. Un gel en fin de séance longue suffit si besoin.
  • 90 minutes à 3 heures (marathon, trail court) : viser 60 à 90 g/h. Les gels à 40 g pris toutes les 30 à 40 minutes, combinés à une boisson isotonique, couvrent cet objectif.
  • Plus de 3 heures (trail long, ultra) : le ratio 1:0.8 prend tout son sens. Alterner gels, pâtes de fruits et barres pour varier les textures. La boisson glucidique (jusqu’à 90 g/500 ml) peut compléter l’apport solide.

Règle non négociable : tout gel hypertonique doit être pris avec de l’eau. Sans hydratation associée, la concentration osmotique dans l’intestin ralentit l’absorption et favorise les crampes abdominales. C’est valable pour tous les gels du marché, 1:0.8 ou non.

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Le ratio 1:0.8 face à la concurrence : ce que DECATHLON apporte de différent

Le ratio 1:0.8 n’est pas une exclusivité DECATHLON. Des marques comme Maurten, Science in Sport, Amacx ou Nduranz proposent depuis 2 à 3 ans des formules à haute teneur fructose. L’apport réel de DECATHLON n’est pas le ratio lui-même : c’est son accessibilité tarifaire et sa distribution.

Un gel Maurten 100 revient à environ 3,5 à 4 € l’unité pour 25 g de glucides. Un gel Nduranz Nrgy Gel 45 à 45 g de glucides tourne autour de 2,8 à 3,2 €. La gamme 1:0.8 de DECATHLON positionne 40 g de glucides à 2,5 €, avec la disponibilité en magasin que confère le réseau DECATHLON en Europe. Pour un coureur ou un traileur qui fait 3 sorties longues par semaine et veut systématiser son gut training, l’écart tarifaire sur un an devient significatif.

La co-construction avec une équipe cycliste WorldTour ajoute un élément de validation terrain rarement offert par les challengers du secteur. Et si la gamme a été développée pour le peloton, la physiologie de l’absorption intestinale est la même en course à pied : SGLT1 et GLUT5 ne changent pas selon que vous pédalez ou que vous courez. Ce qui compte, c’est le ratio et la dose.

Ce qu’il faut retenir avant de commander

La gamme 1:0.8 de DECATHLON n’est pas une révolution scientifique. Le ratio glucose/fructose optimisé, les transporteurs intestinaux duaux, l’objectif de 120 g/h, tout cela circule dans la littérature sportive depuis 2011 et chez les équipes pro depuis plusieurs années. Ce qui est nouveau, c’est la disponibilité grand public à un prix qui rend l’entraînement digestif systématique enfin accessible. Pour un coureur ou un traileur qui préparait jusqu’ici ses sorties longues avec des gels classiques à 60 g/h de glucides, c’est une invitation concrète à retravailler sa stratégie nutritionnelle, pas le jour de la course, mais à l’entraînement, semaine après semaine. Les intestins aussi méritent une prépa spécifique.

À quoi sert le ratio 1:0.8 dans la nutrition sportive ?

Le ratio 1:0.8 désigne la proportion glucose/fructose dans un produit énergétique. Ces deux sucres utilisent des transporteurs intestinaux différents (SGLT1 pour le glucose, GLUT5 pour le fructose), ce qui permet d’absorber jusqu’à 120 g de glucides par heure au lieu de 60 g avec le glucose seul. Ce ratio est recommandé pour les efforts d’endurance dépassant 3 heures.

La gamme DECATHLON 1:0.8 est-elle adaptée à la course à pied et au trail ?

Oui. Les 4 formats (gels, pâtes de fruits, barres, boisson en poudre) sont utilisables en running et en trail. Pour les efforts de moins de 90 minutes, l’apport en glucides élevé n’est pas nécessaire. C’est surtout sur les sorties longues (marathon, trail de 50 km et plus) que le ratio 1:0.8 apporte un bénéfice mesurable, à condition d’avoir préalablement entraîné son intestin à absorber des doses élevées de glucides.

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Peut-on prendre 3 gels DECATHLON 1:0.8 par heure dès la première utilisation ?

Non. Consommer 120 g de glucides par heure demande une adaptation progressive du système digestif, appelée gut training. La plupart des coureurs non entraînés ressentiront des inconforts gastro-intestinaux au-delà de 60 à 70 g/h. Il est recommandé d’augmenter progressivement la dose sur plusieurs semaines d’entraînement avant de viser 90 à 120 g/h en compétition.

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